AMORCE, un réseau qui porte la voix des territoires
Association nationale créée en 1987, AMORCE accompagne les collectivités dans leurs politiques de gestion des déchets, de l’énergie et de l’eau. Elle les conseille, favorise le partage d’expériences et défend leurs intérêts auprès des pouvoirs publics. Elle rassemble aujourd'hui plus de 1 100 adhérents représentant 60 millions d'habitants.
Des filières REP au cœur des enjeux des collectivités
Les filières REP reposent sur un principe : les producteurs doivent contribuer à la gestion de la fin de vie des produits qu’ils mettent sur le marché. Elles constituent ainsi un levier important pour financer la collecte et le traitement des déchets, développer le réemploi et le recyclage et responsabiliser les producteurs.
Mais leur fonctionnement soulève aujourd’hui de nombreuses difficultés pour les collectivités : complexité croissante des dispositifs, financements parfois insuffisants, contraintes supplémentaires et transferts de charges vers le service public local.
La filière des produits et matériaux de construction du bâtiment (PMCB) en est une illustration. Les évolutions envisagées, notamment concernant la reprise gratuite des déchets triés et les financements associés, suscitent des inquiétudes pour les collectivités et les professionnels.
Faire entendre la voix des collectivités au niveau national
Au sein d’AMORCE, cette nouvelle fonction permettra à Michaël Laville de contribuer aux échanges et aux positions portées par l’association sur l’avenir des filières REP.
Plusieurs enjeux sont au cœur des attentes des collectivités :
- garantir des points de reprise accessibles et de proximité ;
- assurer une prise en charge financière effective des déchets par les producteurs ;
- proposer des dispositifs simples et opérationnels pour les usagers, les artisans et les collectivités ;
- renforcer la lutte contre les dépôts sauvages ;
- faire respecter concrètement le principe pollueur-payeur.
Ces préoccupations concernent de nombreuses filières, parmi lesquelles celles des matériaux de construction, des emballages, des textiles ou encore de l’ameublement.
Une responsabilité au service des territoires
Pour Calitom, cette élection constitue une occasion supplémentaire de faire entendre les réalités de la Charente et les attentes du service public local dans les débats nationaux.
L’objectif est de contribuer à des filières REP qui tiennent leurs engagements, prennent réellement en charge le coût de la gestion des déchets et donnent toute leur place à la prévention et à la réduction des déchets.